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Logiciel libre zh-min-nan:Chū-iû nńg-thé ko:자유 소프트웨어 ja:フリーソフトウェア simple:Free software th:ซอฟต์แวร์เสรี
L'expression logiciel libre correspond au terme anglais free software. Comme ce dernier est ambigu en anglais, free pouvant signifier « libre » ou « gratuit », on voit le terme français et espagnol « libre » de plus en plus utilisé, même en anglais.
Définition
L'expression « logiciel libre », donnée par Richard M. Stallman, fait référence à la liberté pour tous (simples utilisateurs ou développeurs) d'exécuter, de copier, de distribuer, d'étudier, de modifier et d'améliorer le logiciel. Plus précisément, elle fait référence à quatre libertés pour un individu ayant acquis une version du logiciel, définies par la licence de ce logiciel :
- la liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages (liberté 0) ;
- la liberté d'étudier le fonctionnement du programme, et de l'adapter à ses besoins (liberté 1) ; pour cela, l'accès au code source est nécessaire ;
- la liberté de redistribuer des copies, donc d'aider son voisin, (liberté 2) ;
- la liberté d'améliorer le programme et de publier ses améliorations, pour en faire profiter toute la communauté (liberté 3) ; pour cela, l'accès au code source est nécessaire.
Un logiciel ne respectant pas totalement une de ces libertés est appelé logiciel propriétaire par les partisans du logiciel libre.
Il existe deux autres définitions importantes du logiciel libre : celle du projet Debian et celle de l'Open Source Initiative, qui établit un label Open Source™. La raison d'être du label Open Source est qu'en anglais, free software peut se traduire à la fois par logiciel libre ou logiciel gratuit. Cette confusion n'existant pas en français, on traduira le terme anglais Open SourceTM également par logiciel libre. En pratique, tous les logiciels importants Open Source respectent également la définition de Richard Stallman, et réciproquement. Le projet Darwin a quelque temps formé une exception célèbre, mais sa licence a depuis été modifiée et acceptée par la FSF.
Racines
Ces libertés étaient depuis le début des années 1960 jusqu'à celui des années 1980 la règle en matière d'informatique et non l'exception. Même le code des systèmes d'exploitation était à la disposition des clients sans facturation et avec droit de modification explicitement écrit. Aucune entreprise n'aurait alors acheté un ordinateur - ceux-ci coûtaient alors l'équivalent d'une vingtaine d'années de salaire d'un cadre - en acceptant d'être dépendante d'un constructeur.
La compagnie Total avait alors tellement modifié le système DOS (sans rapport avec MS-DOS) de ses mainframes que celui-ci avait acquis des possibilités de multiprogrammation qui étaient totalement absentes de ce système. (source : 01 Informatique, 1978).
Détails
Pour illustrer le principe du logiciel libre, face au logiciel non libre, on peut comparer cela à une recette de cuisine, conformément à une analogie fréquemment utilisée par Richard Stallman :
- selon le principe du libre : vous avez obtenu cette recette par n'importe quel moyen (revue, bouche à oreille...) et personne n'a rien à redire pour ceci et/ou cela... Vous avez le droit de redistribuer cette recette comme vous l'entendez tout comme vous pouvez la modifier comme il vous plaît...
- selon le principe du logiciel non libre, elle est un peu plus restrictive : il faut vous acquitter d'une licence d'utilisation de la recette valable dans une seule cuisine et pour ne faire à manger qu'à vous. Toute copie ou modification de la recette est interdite. D'ailleurs, vous ne pouvez pas accéder aux détails de la recette, qui sont cachés.
Par extension, on parle de contenu libre pour des documents dont le contenu est librement consultable et copiable, voire parfois modifiable par tout le monde, notamment les documents régis par la GFDL, comme Wikipédia. Notons cependant que l'aspect libre de GFDL est l'objet d'un débat, certains (comme le projet Debian) estimant qu'elle ne l'est pas.
Le modèle du logiciel libre s'est révélé dans les années 1990, avec GNU/Linux, pour constituer un mode de production à part entière, à ajouter aux autres déjà connus.
Les brevets logiciels sont considérés par leurs détracteurs comme un danger mortel pour les logiciels libres. Les tentatives d'introduire en Europe des brevets sur les logiciels ont d'ailleurs été particulièrement combattues par les associations et utilisateurs de logiciels libres dès 1995
Modèles économiques du logiciel libre
Il existe plusieurs modèles économiques possibles pour un logiciel libre.
- Le concepteur place sous licence GNU un logiciel dont le nom n'est pas déposé comme marque commerciale. Sa satisfaction sera de savoir que son travail a profité à de nombreux utilisateurs. Il pourra parfois bénéficier d'une certaine renommée. Peu d'utilisateurs disposent de la compétence et du temps nécessaire pour modifier un logiciel. Un utilisateur très gêné par un aspect du logiciel va se résoudre à consacrer du temps pour l'améliorer, car cela lui sera immédiatement utile.
- Le concepteur invente le nom du logiciel et dépose la marque commerciale. Il développe son logiciel, le plus souvent seul, sous une licence GNU. D'autres développeurs, des testeurs et autres utilisateurs contribuent par leurs suggestions et leur travail à faire avancer la mise au point du logiciel. Le but d'un tel concepteur est que sa marque obtienne une notoriété. Une marque réputée a une grande valeur commerciale et peut valoir plusieurs millions d'euros. Un jour, il envisagera de la vendre. Pour obtenir un revenu, le concepteur peut vendre des services connexes au logiciel libre. Ainsi, il pourra proposer des abonnements à une assistance technique.
Quelques logiciels libres célèbres
Cette page présente la liste des principaux logiciels libres.
L'utilisation de ces formats n'est pas limitée par l'existence de brevets connus.
- Audio : Ogg Vorbis, FLAC
- Compression : gzip, bzip2, lzma, 7z
- Image : PNG (.png), SVG (.svg), MNG (.mng), OpenOffice.org (.sxd), OpenDocument Drawing (.odg)
- Tableur : OpenOffice.org (.sxc), Open Document Spreadsheet (.ods)
- Texte : ASCII (.txt)
- Texte formaté : TeX, OpenOffice.org (.sxw), AbiWord (.abw), OpenDocument Text (.odt)
- Video : Matroska (.mkv), XviD, Theora
Il ne faut pas les confondre avec les formats ouverts mais non libres, tel que le format pdf.
Historique
UNIX fut un ancêtre lointain du logiciel libre, cette liberté conduisant dans ce cas précis à une multitude de variantes de système d'exploitation.
Également à la base du logiciel libre, certaines bibliothèques de compagnies comme celle de l'ACM (écrite initialement en Algol), celles fondées par IBM pour son modèle 1130, ainsi que celles de DEC pour ses PDP et de Data General pour ses Nova.
Liberté et vigilance
Les fondateurs du logiciel libre voulaient éviter la situation s'étant produite pour le système UNIX, dont le développement non coordonné produit une série de variantes posant des problèmes de portabilité longs et coûteux. Linus Torvalds a, par exemple, personnellement insisté pour que convergent des produits au départ antagonistes tels que KDE et GNOME, dont les produits destinés aux utilisateurs sont aujourd'hui compatibles, leur usage conjoint n'entraînant qu'un peu d'encombrement supplémentaire en mémoire (les deux bibliothèques sont chargées en même temps).
De façon plus générale, le logiciel libre s'oriente vers des implémentations totalement libres basées sur des spécifications faisant l'objet d'un processus règlementé, centré sur le modèle des RFC (Request For Comments). Certaines de ces spécifications, comme OpenGL, Java ou Linux sont propriétaires (le mot Linux est propriété de Linus Torvalds, Java de Sun Microsystems et OpenGL de SGI) ; leurs implémentations comme Mesa de Brian Paul sont libres.
Le logiciel libre n'échappe à la multiplicité des types de licence :
Academic Free License AFL
Apache License, Version 2.0 AL20
Apache Software License ASL
Apple Public Source Licenses APSL
BSD License BSD
Common Public License CPL
Licence CEA CNRS INRIA Logiciel Libre CeCILL
GNU General Public License GPL
GNU Lesser General Public License LGPL
IBM Public License IBMPL
Intel Open Source License IOSL
Mozilla Public License Version 1.0 MPL10
Mozilla Public License Version 1.1 MPL11
Netscape Public License, Version 1.0 NPL10
Netscape Public License, Version 1.1 NPL11
Open Software License OSL
PHP License PHPL
Perl Artistic Licence PAL
Python License (CNRI Python License) CNRIPL
Python Software Foundation License PSFL
Sleepycat Software Product License SL
Sun Industry Standards Source License SISSL
Sun Public License SPL
W3C Software License W3C
wxWindows Library License WXWLL
zlib/libpng License ZLL
Zope Public License ZPL
Annexes
Bibliographie
- Tribune Libre - Ténors de l'Informatique Libre. Sous la direction de Chris DiBona. 1999, Éditions O'Reilly. ISBN 2841770842
- Logiciels libres. Liberté, égalité, business. Jean-Paul Smets-Solanes, Benoît Faucon. 1999, éditions Edispher. ISBN 2911968107
- Il était une fois Linux. L'extraordinaire histoire d'une révolution accidentelle. Linus Torvalds, David Diamond. 2001, éditions Osman Eyrolles Multimédia. ISBN 2746403218
- La bataille du logiciel libre - Dix clés pour comprendre. Perline, Thierry Noisette. 2004, éditions La Découverte. ISBN 2707143847 [http://www.labatailledulogiciellibre.info web]
- La cathédrale et le bazar de Eric Raymond [http://www.linux-france.org/article/these/cathedrale-bazar/ web]
- Du bon usage de la piraterie : Culture libre, sciences ouvertes de Florent Latrive, 2004, ISBN 291296959X [http://www.freescape.eu.org/piraterie/ web]
- Cause commune de Philippe Aigrain, 2005, ISBN 2213623058 [http://www.causecommune.org/download/ web]
Liens internes
- Une liste de jeux vidéo libres ainsi que la :Catégorie:Jeu vidéo libre
- Mouvance du libre
- Fondation pour le logiciel libre
- Liste des paquets GNU
- Licence CeCILL
- Évaluation comparative des solutions de gestion de projets libres
Liens externes
- [http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.fr.html Définition du logiciel libre]
- [http://www.gnu.org/philosophy/why-free.fr.html Pourquoi les logiciels ne devraient pas avoir de propriétaires] par Richard M. Stallman
- [http://www.gnu.org/philosophy/gpl-american-way.fr.html La licence GNU GPL et l'« American Way »] par Richard M. Stallman
- [http://www.gnu.org/philosophy/categories.fr.html Catégories de logiciels libres et non libres]
- [http://www.gnu.org/licenses/license-list.fr.html Liste de licences avec commentaires]
- [http://www.livretdulibre.org/ Un livret à diffuser largement : Livret du libre]
- ODP : [http://dmoz.org/World/Français/Informatique/Logiciel_libre/ Le logiciel libre]
- [http://www.framasoft.net/ Framasoft] Annuaire de logiciels libres
- [http://AILv.org.lu/MEL/MEL.pdf Le modèle économique du libre] Conférence sous GNU Free Documentation Licence
Catégorie:Informatique Catégorie:Logiciel libre
AnglaisL'anglais est une langue germanique originaire d'Angleterre. C'est la langue maternelle ou l'une des langues des habitants de plusieurs pays, surtout le Royaume-Uni et ses anciennes colonies, dont les États-Unis, l'Irlande, le Canada, l'Australie, et la Nouvelle-Zélande. L'anglais est l'une des langues les plus parlées au monde : elle est la troisième en nombre de locuteurs natifs, et la première apprise comme seconde langue. Elle est aussi la langue la plus utilisée sur Internet.
Histoire
L'anglais descend de la langue parlée par les tribus germaniques angles (d'où est tiré le nom de la langue), saxonnes et jutes s'étant installées en Grande Bretagne au de l'ère chrétienne, remplaçant les langues celtiques présentes sur le territoire. Ces dialectes germaniques, qui ont connu la première mutation consonantique, sont alors désignés sous le nom de vieil anglais, d'abord écrit en runes puis avec l'alphabet latin, apporté par les scribes irlandais au . L'influence d'envahisseurs vikings installés au nord-est du pays est notable dans le lexique de la langue qui a alors emprunté de nombreux termes au vieux norrois (ou « vieil islandais »). L'influence du latin, langue liturgique du christianisme que les scribes irlandais ont apporté, est aussi très forte. On arrête le vieil anglais au , à l'issue de la bataille de Hastings, en 1066. L'épopée Beowulf est écrite dans cet état de la langue.
Après sa victoire à Hastings sur les Saxons, Guillaume le Conquérant s'installe en Grande-Bretagne et impose sa langue, le normand (langue d'oïl de l'ancien français), comme langue de la cour ; ce faisant, il modifie profondément la langue anglaise : les emprunts se font très nombreux et souvent doublonnent avec des mots de radical germanique. Le mot saxon est parlé par le peuple, alors que le terme français est souvent lié au registre soutenu ou à la parlure des nobles. Par exemple, ox, calf ou sheep, termes germaniques, représentent chez le producteur ─ anciennement les couches populaires de la population ─ ce que le consommateur ─ autrefois les couches aisées de la population ─ désigne par beef (cf. bœuf), veal, (cf. veau) et mutton (cf. mouton). (Ainsi, ces trois derniers mots désignent surtout la viande par opposition au bétail sur pied; mais on a aussi "let's return to our muttons" "retournons à nos moutons" et fig. "muttonhead", "mouton [de Panurge]". Par contre, "oxtail soup" car à l'origine ce potage était un plat plébéien.)
D'autre part, la langue simplifie ses déclinaisons. C'est le moyen anglais, dont l'orthographe est fortement influencée par celle des scribes normands, lesquels inventent par exemple les digrammes de la langue (ch, sh, gh, th) et introduisent la lettre w (anciennement un digramme vv ou uu), faisant ainsi sortir de l'usage des lettres anciennes comme þ (thorn, remplacé par th), ð (edh, remplacé aussi par th), ȝ (yogh, proche d'un 3, remplacé par gh ou y principalement) ou ƿ (wynn, proche d'un p, remplacé par w). Les Contes de Cantorbéry de Geoffrey Chaucer sont écrits en moyen anglais.
La grande mutation vocalique, qui a vu la modification en profondeur des voyelles anglaises, du marque le tournant d'un autre état de la langue, l'anglais moderne, que l'on fait réellement commencer au début du avec William Shakespeare. On y distingue deux sous-périodes : l'anglais moderne d'avant ou après le , quand, à la suite des conquêtes britanniques, la langue s'est de nouveau lexicalement enrichie de manière notable grâce aux emprunts faits aux langues des colonies.
Influence de l'anglais
Historiquement, l'anglais a peu pénétré le français (moins de 4 % du vocabulaire est d'origine anglo-saxonne). Cependant son influence croît depuis une cinquantaine d'années du fait de la mondialisation des échanges commerciaux et technologiques, dominés par de grandes puissances parlant cette langue, le Royaume-Uni et les États-Unis notamment (voir « impérialisme linguistique »). C'est pourquoi l'utilisation de mots anglais est notable dans des secteurs comme l'informatique, les télécommunications ou l'économie, comme le fut l'italien jadis pour la musique. Un autre phénomène est lié à cet expansionnisme : l'anglais tend à être utilisé à la place d'autres langues. Ainsi le français était la langue privilégiée des relations diplomatiques et des relations contractuelles, l'influence des États-Unis a fait tomber cet usage en désuétude. L'anglais est aussi depuis 1951 la langue utilisée dans l'aviation, sur décision de l'OACI. Il a par ailleurs acquis dans le monde la place de langue la plus fréquemment utilisée dans les rencontres internationales, même si le multilinguisme reste la norme. Étant la première langue étrangère apprise dans le monde, il bénéficie d'une base unique de locuteurs dans tous les pays sur tous les continents. C'est enfin la seconde langue officielle de très nombreux États.
Cette utilisation internationale de l'anglais, devenu une véritable lingua franca, inquiète nombre d'anglophones qui voient leur langue prendre les allures d'un pidgin simpliste coupé de ses subtilités et de son histoire.
Classification
L'anglais est une langue germanique, famille au sein de laquelle les langues vivantes les plus proches sont le frison et le scots mais qui, néanmoins, a subi à plusieurs reprises l'influence d'autres langues germaniques comme le vieux norrois, du latin et de diverses langues romanes, surtout le français, influence latino-romane que l'on ne remarque pas seulement dans les mots qui sont a priori des emprunts lexicaux (déjà vu ou rendez-vous, expressions françaises utilisées en anglais ; embargo de l'espagnol ; cupola, folio ou stiletto de l'italien), mais encore dans de très nombreux mots à étymon latin (comme expect ← exspectare, school ← schola, scuttle ← scutella, ou street ← strata).
Répartition géographique
Statut officiel
L'anglais est la première langue en Australie (anglais australien), Bahamas, Barbade (anglais carribéen), Bermudes, Dominique, Gibraltar, Grenade, Guyana, Jamaïque (anglais jamaïcain), Nouvelle-Zélande (anglais néo-zélandais), Antigua-et-Barbuda, Sainte-Lucie, Saint-Christophe-et-Niévès, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Trinité-et-Tobago, Royaume-Uni (anglais britannique), et (sans reconnaissance officielle) aux États-Unis (anglais américain).
L'anglais est aussi l'une des premières langues du Belize (avec l'espagnol), du Canada (anglais canadien) (avec le français), de l'Inde (hindi et anglais ainsi que 21 autres langues d'État), de l'Irlande (avec l'irlandais), du Singapour (avec le malais, le mandarin, le tamil et d'autres langues asiatiques) et de l'Afrique du Sud (avec le zoulou, le xhosa, l'afrikaans, et le sotho du nord). C'est la langue non officielle la plus utilisée en Israël. C'est la langue usuelle dans l'île de Saint-Martin.
À Hong-Kong c'est une langue officielle et largement utilisée dans le monde des affaires. Il est appris dès le jardin d'enfants, et est la langue d'instruction de quelques écoles primaires, de nombreuses écoles secondaires et de toutes les universités. Un nombre substantiel d'étudiants acquièrent un niveau de locuteur natif. Cette langue y est si largement utilisée qu'il est inadéquat de dire qu'elle n'est qu'une seconde langue ou une langue étrangère.
C'est une langue officielle, mais pas native au Cameroun, Fidji, Micronésie, Ghana, Gambie, Kiribati, Lesotho, Liberia, Kenya, Namibie, Nigeria, Malte, Îles Marshall, Pakistan, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Philippines, Îles Salomon, Samoa, Sierra Leone, Swaziland, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe.
Langues dérivées
L'anglais a donné naissance :
- à de nombreux pidgins et créoles.
- au Basic English, langue créée par C. K. Ogden and I. A. Richards en 1930. Celle-ci ne comporte plus que 850 mots : ceux qui sont indipensables à la vie quotidienne (expression de sentiments inclus) plus ceux nécessaires pour définir les autres le temps d'une conversation.
- L'anglais Européen : http://www.davytech.com/wiki/
Écriture
L'anglais utilise l'alphabet latin (avec, anciennement, des lettres comme ð ou þ ; voir plus haut). Il n'utilise des signes diacritiques que pour écrire les mots d'origine étrangère. Son orthographe découle d'un long processus historique et il n'y a souvent plus de bijection entre celle-ci et la prononciation actuelle.
Prononciation
Parmi les consonnes n'existant pas en français, on peut noter [θ] et [ð], écrits th, ou encore [ŋ], écrit n devant un g ou un k.
Exemples de mots :
Grammaire
Voir article détaillé : Grammaire anglaise
L'anglais ne comporte pas de genres pour les noms (à part de rares exceptions). Les adjectifs sont invariables.
Conjugaison
Voir article détaillé : Conjugaison anglaise
Lexique
Des mots sont entrés dans la langue anglaise au contact avec le français : ils sont pour ces raisons très proches, à l'écrit, de leur homonyme. Ces mots existent dans la langue anglaise depuis si longtemps que les anglophones ne les considèrent plus comme mots français. Par exemple : difference, introduction, village, pure.
En revanche, l'anglais a gardé des mots tels que mushroom, budget et (an) apron dont l'on ne reconnaîtrait guère l'origine française (respectivement liés à mousseron, bougette et napperon par métanalyse).
Nombre de mots
Contrairement à d'autres langues, il n'existe pas d'organisme qui recense officiellement les mots d'anglais. Comme par ailleurs l'importance actuelle de cette langue dans la recherche scientifique fait que de nombreux mots sont créés tous les jours (certains promis à une large diffusion, d'autres resteront d'usage confidentiel), il n'existe pas de liste complète. On peut simplement constater que le dictionnaire Oxford English Dictionary, un des plus complet, recense plus de 500.000 entrées, y compris des mots désuets, des mots techniques et des mots de dialectes locaux.
Origine des mots
En 1973, Thomas Finkenstaedt et Dieter Wolff, en se basant sur les 80.000 mots du Shorter Oxford Dictionary (3e édition), ont établi la répartition suivante :
- français, y compris l'ancien français et le normand (ou anglo-français) : 28,3 %
- latin, y compris les mots scientifiques et techniques récents : 28,24 %
- ancien et moyen anglais, vieux norrois et hollandais : 25 %
- grec : 5,32 %
- étymologie indéterminée : 4,03 %
- mots dérivés de noms propres : 3,28 %
- toutes les autres langues : moins de 1 %
Cependant, les problèmes de définition conduisent à des appréciations divergentes. Ainsi la linguiste française Henriette Walter affirme de son côté que [http://perso.wanadoo.fr/mondalire/Henriette_walter.htm plus des deux tiers des mots anglais sont d'origine française].
Emprunts à l'anglais
Le sens des mots peut avoir changé entre les deux langues. Certains de ces mots sont des allers-retours, car empruntés initialement au français.
avec la forme anglaise
- badge
- basket
- boss, « chef, patron »
- budget, de l'ancien français « bougette », petite bourse portée à la ceinture
- caddie, chariot tiré à bras utilisé pour transporter de menus objets
- check-up
- club
- coach (prononc. « cooutch ») et ses dérivés (coacher, le coaching)
- cool
- cowboy, qui signifie « vacher »
- fair-play
- ferry(-boat)
- fuel, de l'ancien français « fouaille », matière servant à alimenter un feu
- gag,
- gentleman, partiellement de l'ancien français « gentil », homme d'ascendance noble
- job, qui signifie « travail, activité rémunérée »
- milk-shake
- one-man show, spectacle mené par un seul artiste
- self-control, littéralement : la maîtrise de soi
- self-made man, littéralement : personne qui a fait elle-même sa réputation, sa carrière
- self-service, endroit où on se sert soi-même (distributeurs de carburant, restaurants d'entreprise, cafétéria, etc.)
- show
- skateboard
- spot
- steak
- stock-options
- toast, de l'ancien français « toster » (griller)
- week-end, qui signifie « fin de semaine »
- Nom de sports créés aux XIX et XX siècles :
En général, ces sports ont un vocabulaire spécifique lui aussi composé de mots anglais. On trouve aussi des termes transverses : un match, un set, un derby, un supporter.
: - (boxe) : ring, uppercut, swing
: - football (la « balle au pied »), goal, penalty
: - basket-ball ((la « balle au panier »)
: - rugby (du nom de la ville où ce jeu a été inventé), drop
: - hockey
: - golf, tee, club, green, put, caddie
: - (planche à voile) : wishbone
: - rallye
: - surf
: - tennis (du moyen français « tenez ! », expression utilisée pour démarrer une partie au jeu de paume)
Attention : le mot handball, bien qu'homographe parfait entre l'anglais et l'allemand, est originaire d'Allemagne. C'est pourquoi sa syllabe finale se prononce [bal] et non [bo:l].
Musique :
- country
- blues
- boogie woogie
- jazz
- rock'n'roll
- ragtime
- rhythm'n blues
- swing
- folk
francisés
- bouledogue (bulldog)
- fioul (écriture phonétique de la prononciation anglaise de fuel)
- paquebot (packet-boat)
- redingote (riding-coat, vêtement pour les sorties à cheval)
- bifteck (beef steak)
mots de racine anglo-saxonne
La langue française a créé de nombreux substantifs en ajoutant la terminaison « ing » à des mots anglais.
- camping
- forcing
- marketing
- packaging
- parking
- reporting
- shampooing
Divers
- code ISO 639-1 : en
Voir aussi
Liens internes
- linguistique
- grammaire anglaise
- verbes irréguliers en anglais
- Conjugaison anglaise
- faux-amis anglais
- vrais amis en anglais
- anglicisme
- franglais
- variations régionales de l'anglais
- linguistes anglais
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- - langues germaniques
- - langues germaniques occidentales
- - groupe anglo-frison
Liens externes
- [http://www.websters-online-dictionary.org/definition/French-english/ Dictionnaire français - anglais] Webster's Rosetta Project
- [http://www.scientificpsychic.com/verbs1fr.html Conjugueur des verbes anglais]
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/anglais.html Dictionnaire Freelang anglais téléchargeable] Dictionnaire Freelang anglais-français/français anglais de Bertrand Cornu
- [http://anglais.linguistmail.com Linguistmail.com] Outils gratuits pour apprendre l'anglais
- [http://fr.wordreference.com WordReference.com], dictionnaire en ligne anglais-français
- [http://linearb.co.uk:8080/memory/ Dictionnaire français-anglais plus exemples phrases] Linear B
Bibliographie
- L'aventure des langues en occident, Henriette Walter, Editions Robert Laffont, 1994, le chapitre concernant les langues germaniques
- Honni soit qui mal y pense, Henriette Walter, Editions Robert Laffont, 2001, sur les allers-retours de mots entre l'anglais et le français
Catégorie:Anglais
Catégorie:Langue germanique
Catégorie:Langue officielle de l'Union européenne
Catégorie:Langue véhiculaire
Anglais
als:Englische Sprache
ja:英語
ko:영어
ms:Bahasa Inggeris
simple:English language
th:ภาษาอังกฤษ
zh-min-nan:Eng-gí
Français
Le français est une langue romane parlée en France, dont elle est originaire, ainsi qu'en Belgique, au Canada, en Côte d'Ivoire, en Suisse et dans 47 autres pays.
La langue française a cette particularité que son développement a été en partie l'œuvre de groupes intellectuels (comme la Pléiade) ou d'institutions (comme l'Académie française). C'est une langue dite « académique ». Toutefois, l'usage garde ses droits et nombreux sont ceux qui malaxèrent cette langue vivante, au premier rang desquels Jean-Baptiste Poquelin. On parle d'ailleurs de la « langue de Molière ».
Histoire
Voir l'article détaillé : Histoire de la langue française
On estime généralement que les Serments de Strasbourg de 842 sont le premier texte écrit en protofrançais (ou romana lingua ou encore roman). La première mention de l'existence d'une langue romane ne date que de 813, lors du synode de Tours. Il faut attendre entre 880 et 881 pour le premier texte littéraire, la Séquence de sainte Eulalie, encore qu'on puisse considérer que la langue de ce texte est plus du picard que du français lui-même. C'est en 1539 que l'ordonnance de Villers-Cotterêts impose le français comme langue du droit et de l'administration.
Régi par : Académie française, Délégation générale à la langue française et aux langues de France, Service de la langue française (Belgique), Office québécois de la langue française, les Conseils supérieurs de la langue française de France, de Belgique et du Québec.
Voir aussi
- synode de Tours
- Serments de Strasbourg
- Séquence de sainte Eulalie
- Édit de Villers-Cotterêts
- français langue étrangère
Littérature
Parmi les premières œuvres majeures :
- La Chanson de Roland (Roland, Charlemagne, Olivier, Ganelon)
- Le Roman de Renart (Goupil, Ysengrin)
- Les romans de Chrétien de Troyes
- Gargantua de François Rabelais
- Défense et illustration de la langue française
- Voir aussi Littérature francophone et littérature française
Vocabulaire
Étymologie
La majorité du fonds lexical français provient du latin (en tant que langue-mère) ou bien est construit à partir des racines gréco-latines. De nombreux termes possèdent un synonyme, l'un venant de la racine latine ancienne, l'autre étant populaire. Ces doublets sont surtout présents avec un nom (populaire) et l'adjectif dérivé (savant) : mère / maternel, frère / fraternel, cheveu / capillaire, foi / fidèle, froid / frigide, œil / oculaire, sûreté / sécurité, etc.
Le francique, en tant que superstrat, a laissé quelques mots importants et les emprunts sont nombreux : d'abord à l'anglais, puis à l'italien, aux autres langues romanes, à l'arabe, etc.
Certains néologismes français sont constitués à partir des racines latines ou grecques :
- logiciel, domotique...
D'autres suivent les règles de suffixation :
- baladeur créé pour remplacer l'anglais walkman et diskman.
Français régional
Certains néologismes peuvent également être empruntés au vocabulaire du français régional. On appelle français régional des mots ou des expressions employés dans certaines régions de la francophonie mais non retenus dans les dictionnaires académiques du français ou qui ne sont pas utilisés dans l'ensemble de la francophonie. Il ne s'agit pas de langue familière, mais bien du français qui a évolué de façon différente. Par exemple, au Québec, le terme clavardage est le terme officialisé par l'Office québécois de la langue française pour désigner une séance de bavardage avec un autre interlocuteur par le biais d'Internet et sous forme d'échange de texte.
Autres exemples :
- au Québec et en Suisse : on dit mitaine pour « moufle » ;
- en France, dans la région de Normandie, on utilise souvent clenche pour « poignée de porte », toile pour « serpillière », ce midi ou dans l'heure de midi pour « à midi », etc. ;
- en France, dans la région de Picardie, on peut utiliser wassingue pour désigner la serpillière ;
- en France, on dit cake pour désigner certains types de gâteaux.
- dans le sud de la France, du Limousin au Bas-Languedoc et à la Provence, on emploie plier pour « emballer » ou « envelopper » (de l'occitan plegar, même sens).
Emprunts étrangers
:Pour plus d'information, voir l'article plus détaillé.
On estime à moins de 13 % (soit 4 200 mots) les parts des mots d'origine étrangère dans la langue française courante soit environ les 35 000 mots d'un dictionnaire d'usage. 1 054 de ces mots sont d'origine anglaise, 707 italiens, 550 de l'ancien allemand, 481 des anciens langages gallo-romans, 215 arabes, 164 de l'allemand, 160 du celtique ancien, 159 espagnols, 153 hollandais, 112 perses et sanskrits, 101 des langues des indiens d'Amériques, 89 de diverses langues asiatiques, 56 de diverses langues afro-asiatiques, 55 de langues slaves et de la Baltique, 144 d'autres langues diverses.
- Source : Henriette Walter, Gérard Walter, Dictionnaire des mots d'origine étrangère, 1998.
Prononciation
:Voir l'article plus détaillé.
Place du français dans le monde
Le statut international du français
article plus détaillé
Le français est la langue officielle de nombreux pays, et largement utilisée dans un certain nombre d'autres. Une partie des nations utilisant cette langue est regroupée au sein de la « francophonie ». Dépassant, le seul cadre linguistique, le Haut Conseil de la Francophonie est une plateforme d'échanges impliquant un tiers des pays de la planète. Ce mouvement confirme une redéfinition de la place du français dans le monde.
Le français est la langue officielle de la Convention du Mètre qui définit les unités de mesure en physique. C'est l'une des vingt langues officielles de l'Union européenne.
Le français connaît un recul de son poids sur la scène des échanges internationaux face à l'influence de l'anglais. Par exemple, l'anglais est devenu langue de référence numéro un au Comité international olympique malgré l'histoire de cette institution.
Les francophones
- Voir l'article détaillé Distribution des francophones dans le monde
- Voir aussi : Variations régionales du français
En 1998, le Haut Conseil de la Francophonie estimait les francophones « réels » à 112,6 millions auxquels il convient d'ajouter 60,6 millions de francophones qualifiés de « partiels » ou « occasionnels », soit 173,2 millions de francophones. De plus, 100 à 110 millions de « francisants », qui, citons ici le rapport officiel, « ont appris le français pendant plusieurs années et en ont gardé une maitrise variable, ou qui sont amenés à le pratiquer, même partiellement, pour leur métier. » Le même type d'étude avait été mené par ce même organisme en 1989 (rapport publié en 1990) avec 104,6 millions de francophones « réels » recensés plus 54,2 millions de « partiels », soit 158,8 millions de francophones. La progression enregistrée est importante avec un gain de 14,4 millions en 9 ans. 2 millions de ces « nouveaux » francophones sont des Français, démographie oblige, mais le gros du bataillon est fourni par le continent africain. En extrapolant ces chiffres, on peut estimer le nombre des locuteurs francophones à quelque 183 millions en 2005 et le nombre total de personnes aptes à s'exprimer en français à 290 millions.
Voir aussi
Liens internes
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- - langues romanes
- - langues d'oïl
- grammaire française
- conjugaison des verbes français
- verbe
- conjugaisons des verbes du premier groupe
- conjugaisons des verbes du deuxième groupe
- conjugaisons des verbes du troisième groupe
- noms en français
- nombres en français
- orthographe française
- rectifications orthographiques
- étymologie
- fréquence d'apparition des lettres en français
- diacritiques utilisés en français
- accent circonflexe en français
- symboles SAMPA pour les sons français
- prononciation du français
Jeux de langue
- anacyclique
- anagramme
- contrepèterie
- jeu de mots
- lapalissade
- palindrome
- virelangue
Liens externes
- [http://www.site-magister.com/ Travaux dirigés de français].
- [http://www.olf.gouv.qc.ca/ Office de la langue française du Québec].
- [http://www.toponymie.gouv.qc.ca/ Commission de toponymie du Québec].
- [http://www.francophonie.org/ Organisation internationale de la Francophonie].
- [http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/histlngfrn.htm « Histoire de la langue française »], par Jacques Leclerc, dans L'aménagement linguistique dans le monde, Québec, Université Laval.
- [http://atilf.atilf.fr/ Trésor de la langue française informatisé], version informatisée du Trésor de la langue française (TLF), dictionnaire extrêmement complet sur la langue française des XIXe et XXe siècles, réalisé sous la direction de Bernard Quemada et Paul Imbs.
- [http://www.orthographe-recommandee.info/ Orthographe-recommandée.info], à propos des rectifications de l'orthographe française officiellement recommandées.
- [http://www2.ignatius.edu/faculty/turner/languages.htm D'autres chiffres sur la Francophonie]
- [http://www.academie-francaise.fr/ L'Académie française et son dictionnaire en ligne]
- [news:fr.lettres.langue.francaise Forum Usenet sur la langue française] et [http://www.langue-fr.net/ site associé]
- [http://fr.groups.yahoo.com/group/langue-fr/ Liste de diffusion sur Yahoo Groupes]
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=3/ Apprendre et écouter des expressions pratiques en français] Chaque expression est accompagnée d'une illustration
- [http://www.les-dictionnaires.com/evolution-langue.html Dictionnaires d’évolution de la langue] Evolution de la langue française et des dictionnaires : vieux français, anglicismes,...
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Francais
Francais
Francais
Francais
als:Französische Sprache
ja:フランス語
ko:프랑스어
simple:French language
th:ภาษาฝรั่งเศส
zh-min-nan:Hoat-gí
Espagnol
Le castillan ou espagnol, est la langue romane commune de l'Espagne, de nombreuses nations d'Amérique et d'autres parties du monde associées à un moment de leur histoire à l'ancienne métropole.
Le terme espagnol est recommandé par l'Académie Royale de la Langue Espagnole (Real Academia Española, RAE), et l'Association des Académies de la Langue Espagnole pour désigner une langue parlée par plus de 400 millions de personnes, car c'est la dénomination internationale (Spanish, Spanisch, spagnolo, etc.).
Le terme synonyme castillan est réservé soit pour désigner le dialecte roman né au royaume de Castille au Moyen-Age, soit le dialecte de l'espagnol qui est parlé actuellement dans les régions centrales de Castille-Léon, Castille-La Manche et Madrid.
En Espagne, le terme castillan est aussi employé pour désigner la langue commune de l'Etat, en réference aux autres langues co-officielles de certains territoires autonomes comme le Catalan, le Basque et le Galicien.
=Géographie=
L'espagnol est langue officielle de l'Espagne (42 millions) en Europe. En Amérique, les pays aux plus grandes populations hispanophones sont le Mexique (88 millions), la Colombie (40 millions), l'Argentine (33 millions), le Vénezuela (22 millions) et le Pérou (20 millions). Elle est aussi la langue nationale de la Bolivie, du Chili, du Costa Rica, de Cuba, de la République Dominicaine, de l'Equateur, du Guatemala, du Honduras, du Nicaragua, du Panama, du Paraguay, de Porto-Rico, du Salvador et de l'Uruguay. L'espagnol est encore parlé par les communautés hispanophones des États-Unis (20 millions) et notamment dans les états du sud (Texas, Californie, Nouveau Mexique, etc.). Il existe des nombreux locuteurs au Brésil. En Afrique, l'espagnol est parlé en Guinée équatoriale, dans les villes du Sahara et dans des parties du nord du Maroc. En Asie, plus de 3 millions de locuteurs existent aux Philippines. Enfin, une variété du castillan appelée selon les auteurs judesmo, ladino, ispanyol ou judéo-espagnol est parlée par la communauté juive sépharade originaire de la péninsule ibérique en Israël, Turquie ou Gibraltar.
=Vocabulaire=
L'espagnol ressemble en de nombreux points au français, du fait de leur origine latine commune. Néanmoins, les événements historiques que connurent ces deux pays ont imprégné les vocabulaires espagnol et français de manière différente. En effet, l'espagnol est l'une des rares langues européennes à avoir une influence de l'arabe aussi importante. Appartenant à la même sous-branche que le portugais et le galicien (ce sont des langues ibéro-romanes), le castillan permet une certaine intercompréhension écrite avec ces deux langues.
Écouter un exemple : Media:Espagnol.mp3.
Écriture
Le castillan utilise comme les autres langues romanes l'alphabet latin et recourt à des diacritiques et des digrammes pour le compléter. Le tilde est peut-être le plus célèbre des diacritiques castillans ; il donne naissance à un caractère considéré comme une lettre à part entière, Ñ ñ. D'autre part, l'accent aigu sert à indiquer les accents toniques irréguliers et à distinguer quelques homophones : les voyelles le portant sont les suivantes : Á á, É é, Í í, Ó ó et Ú ú. Y y n'en porte jamais.
Autrefois, on considérait que les digrammes ch et ll constituaient chacun une lettre distincte (elles avaient leur entrée dans le dictionnaire), mais on les traite aujourd'hui de plus en plus comme deux lettres séparées. Le N tildé est, à l'origine, aussi un digramme NN, le second N ayant été abrégé par suspension au moyen d'un trait devenu ondulé, ~. Bien que ce soit les scribes espagnols qui aient inventé la cédille (zedilla, « petit z »), celle-ci n'est plus utilisée depuis le (le ç qui notait [ts] étant devenu un [θ] interdental noté z : lança est devenu lanza, « lance », ou c devant e et i : ciego, « aveugle »).
Le classement alphabétique, modifié en 1994, est décrit plus en détail dans l'article qui lui est consacré.
Enfin, les points d'exclamation et d'interrogation sont accompagnés par des signes du même type inversés, ¡ et ¿, placés au début de la proposition concernée (et non au début de la phrase) : ¿Cómo estás? (« Comment vas-tu ? »), ¡Qué raro! (« Comme c'est étrange ! ») mais Si te vas a Barcelona, ¿me comprarás un abanico? (« Si tu t'en vas à Barcelone, tu m'achèteras un éventail ? »).
Grammaire
Le castillan suit les principes généraux des autres langues romanes, à savoir, par exemple, que c'est une langue plutôt flexionnelle (les noms et les adjectifs possèdent deux genres et deux nombres, le verbe se conjugue, etc.) à tendances synthétique.
Consulter l'article détaillé sur la grammaire du castillan pour plus de détails.
Exemple
Verbe
Être
Dans espagnol, le verbe être est ser et estar.
Exemples au présent de l'indicatif :
: - Ser : Yo soy europeo (Je suis européen). Mis ojos son azules como los de mi madre (Mes yeux sont bleus comme ceux de ma mère)
: - Estar : Yo estoy en Barcelona (Je suis à Barcelone). Tus ojos están rojos, pára de frotártelos. (Tes yeux sont rouges, arrête de les frotter).
Variations dans l'Amérique latine
Parmi les plus importantes mentionnons l'utilisation du vosotros (2 personne du pluriel, équivalent du "vous" de "vous avez" français) en Espagne. L'usage de ce pronom et de sa conjugaison a complètement disparu en Amérique latine. Le pronom de la troisième personne du pluriel ustedes lui est préféré.
Il faut aussi noter la prononciation ibérique de la consonne c (devant les lettres "e" et "i") ou z (devant "a", "o" et "u") comme le th anglais de thick alors que ce son est toujours prononcé comme un "s" en Amérlque latine.
Le vocabulaire est également très différent, certains mots espagnols pouvant même être obscènes en Argentine ou au Mexique.
Le castilien des pays de l'amerique latine a été très influencé par les dialectes andaloux et canariens à cause de l'immigration massive vers le continent americain de cettes regions. Quant à l'accent, le Canarien est le plus prôche, ce dialecte étant difficile de distinguer, même pour les hispanophones, de ceux du Cuba ou du Venezuela.
On pourrait citer à titre d'exemple parmi les plus remarquables, en Amérique latine :
:Amérique latine Castillan chilien
:Castillan chilien Castillan argentin
:Castillan argentin Castillan mexicain
Articles connexes
- sigles en espagnol ;
- classement alphabétique en castillan ;
- syllabe castillane ;
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- - langues romanes
- - groupe ibéro-roman
- Origine du Castillan
Liens externes
- [http://wikibooks.org/wiki/Faux_amis_en_espagnol faux amis en espagnol] ;
- [http://wikibooks.org/wiki/Enseignement_de_l%27espagnol Wikilivre d'espagnol]
- [http://alerce.pntic.mec.es/~jnieto9/Index_fr.html Site pour les professeurs d'espagnol et de français]
- [http://www.leconjugueur.com/frconjugueurespagnol.php Conjugueur espagnol]
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/espagnol.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire espagnol-français/français-espagnol.
- [http://espagnol.linguistmail.com Emails pour apprendre l'espagnol]
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=14/ Apprendre et écouter des expressions pratiques en espagnol] Chaque expression est accompagnée d'une illustration
-
C
ko:에스파냐어
ja:スペイン語
simple:Spanish language
th:ภาษาสเปน
Richard Stallman
Richard Matthew Stallman (né à Manhattan, le 16 mars 1953), aussi connu sous les initiales RMS, est le fondateur du mouvement pour le logiciel libre. Il est à l'origine du projet GNU et de la licence publique générale GNU, qu'il a rédigé avec l'avocat Eben Moglen. L'invention du terme anglais Copyleft (en français « gauche d'auteur ») lui est attribué. Programmeur renommé de la communauté informatique américaine et internationale, il a développé l'éditeur de texte GNU Emacs, le compilateur C de GNU, et le débogueur GNU.
Depuis le milieu des années 90, il dédie la majeure partie de son temps à la promotion du logiciel libre auprès de divers publics un peu partout dans le monde. Depuis quelques années, il fait campagne contre les brevets logiciels. N'ayant plus beaucoup de temps à dédier à la programmation, il gagne à présent sa vie avec les cachets de conférencier qu'on lui donne à l'occasion.
Biographie
Richard Matthew Stallman naît à Manhattan le 16 mars 1953. Il touche à un ordinateur pour la première fois durant ses années de collège en 1969. L'été même de l'obtention de son baccalauréat, il est engagé par le centre scientifique d'IBM à New York et s'attaque à l'écriture de son premier programme, un préprocesseur pour le langage de programmation de PL/I destiné aux machines IBM 360.
En 1971, alors étudiant en physique à l'Université Harvard, il devient hacker au département de recherche en intelligence artificielle du Massachusetts Institute of Technology.
Le projet GNU
Au mois de septembre 1983, Richard Stallman annonce le projet de sa vie, le développement d'un système d'exploitation libre qu'il nomme GNU. Peu après, il crée la Free Software Foundation (FSF), un organisme sans but lucratif qui permettra l'embauche de programmeurs et la mise sur pied d'une infrastructure légale pour la communauté du logiciel libre. En janvier 1984, il quitte son emploi au MIT pour se consacrer à temps plein au projet de GNU. En 1985, Stallman publie le manifeste GNU, dans lequel il fait connaître les motivations et les objectifs du projet et fait appel à l'appui de la communauté informatique mondiale.
Afin de s'assurer que tous les logiciels libres développés pour le système d'exploitation GNU restent libres, Richard Stallman invente le concept de copyleft, une astucieuse utilisation du droit d'auteur permettant d'assurer la protection légale des quatre libertés fondamentales des utilisateurs d'ordinateurs telles que définies par la FSF.
En 1989, la première version de la licence publique générale GNU est publiée. Cette licence sera utilisée pour protéger la majeure partie du système GNU qui est alors très avancé, mais encore incomplet.
En 1999, il lance dans [http://www.gnu.org/encyclopedia/free-encyclopedia.html The Free Universal Encyclopedia and Learning Resource] les idées à la base de l'encyclopédie libre Wikipédia.
Il est le compositeur de l'hymne des logiciels libres, la Free Software Song. Il parle anglais, français, et espagnol.
Free Software Song
Prix et distinctions
Richard Stallman reçoit de nombreux prix et distinctions au cours de sa vie, parmi lesquels :
- 1990 : Le MacArthur Fellowship
- 1991 : Le Grace Murray Hopper Award de l'Association for Computing Machinery « Pour son travail de pionnier dans le développment de EMACS »
- 1996 : de l'Institut royal des technologies de Suède
- 1998 : Le Pioneer award de l'Electronic Frontier Foundation
- 1999 : Le Yuri Rubinsky Memorial Award
- 2001 : Un deuxième doctorat honorifique de l'Université de Glasgow
- 2001 : Le Prix Takeda de techno-entrepreneurship pour le bien-être socio-économique (武田研究奨励賞)
- 2002 : Le membership au National Academy of Engineering
- 2003 : Troisième doctorat honorifique de la Vrije Universiteit Brussel
- 2004 : Quatrième doctorat honorifique de la Universidad Nacional de Salta. [http://bo.unsa.edu.ar/cs/R2004/R-CS-2004-0204.html]
- 2004 : Professorat honorifique de la Universidad Nacionál de Ingeniería del Perú.
Liens externes
- La FOSDEM ([http://www.fosdem.org/2005 2005]) à Bruxelles, les 26 et 27 février 2005, avec la présence de Richard M. Stallman
- [http://www.stallman.org/ Page Personnelle de Richard M. Stallman]
- [http://severino.free.fr/archives/texteslocaux/biopiratesoubiocorsaires.html Stallman et le biopiratage]
- [http://www.april.org/actions/rms/20011120/ Conférence de Richard M. Stallman du 20/11/2001 à l'Assemblée Nationale]
- [http://www.faifzilla.org/ Free as in Freedom] : Biographie de Richard Stallman (sous licence GFDL)
- Free As In Freedom : [http://vbeaud.free.fr/Informatique/Libre/Free_as_in_freedom/Preface.html Préface] et [http://vbeaud.free.fr/Informatique/Libre/Free_as_in_freedom/For_Want_of_a_Printer.html Chapitre I]. (voir [http://vbeaud.free.fr/Informatique/Libre/Livres.html livre libres])
- [http://voisinage.com/wp/index.php?p=40 Interview de RMS dans Charlie Hebdo] en juin 2004
- [http://sic.epfl.ch/SA/publications/FI01/fi-sp-1/sp-1-page63.html Copyright et Mondialisation à l'âge des réseaux informatiques], EPFL, Lausanne
- [http://www.erwanhome.org/web/manifeste_gnu.php Le Manifeste GNU]
Stallman, Richard
ja:リチャード・ストールマン
ko:리처드 스톨만
simple:Richard Stallman
th:ริชาร์ด สตอลแมน
zh-min-nan:Richard Stallman
DéveloppeurUn développeur est un informaticien qui programme des logiciels dans différents langages de programmation informatiques.
La notion de développement inclut :
- un travail d’équipe : les projets sont en général une collaboration entre plusieurs développeurs, qui traitent chacun une partie du programme, mais aussi d’autres collaborateurs tels que les commerciaux, qui définissent avec le client la finalité du produit, les concepteurs graphiques qui définissent l’aspect et l’ergonomie...
- la conception (design) : à partir d’un cahier des charges (user requirement specifications), définir les spécifications techniques (structure des données, communication entre les modules...)
- les tests, qui servent à détecter les non-conformités et les erreurs (bogues) ;
- la maintenance : la correction des erreurs après la sortie du logiciel, et l’amélioration pour faire évoluer le produit.
Voir Cycle_en_V pour plus de renseignements.
Top-down ou bottom-up ?
Le monde du développement informatique a été longtemps agité par la question suivante : devait-on développer
- top-down, ce qui correspond à la décomposition progressive de Descartes évoquée ici. On va du complexe au simple.
- Avantage : On est certain que la complexité de ce qu’on étudie se réduit à chaque étape
- Inconvénient 1 : La manière de décomposer n’a pas de raison d’être unique, ergo il se peut qu’on ne choisisse pas la meilleure. Le problème se répète et se cumule à chaque nouvelle étape de décomposition.
- Inconvénient 2 : Le découpage d’un problème en tranches peut escamoter involontairement les questions transversales qui n’appartiennent spécifiquement ni à une tranche, ni à une autre. Pire : au moment où on examine chaque tranche, on peut de bonne foi croire que le problème transversal est du ressort de l’autre. Or, pour un problème complexe il ne semble guère possible de garder en tête simultanément tous les problèmes transversaux en suspens, sauf dans les cas où l’on sait déjà très bien formaliser pour des raisons d’habitude
Ces considérations conduisent à ne pas remettre en cause le modèle top-down dans un cas : celui des problèmes qu’à quelques détails près on connaît bien.
- bottom-up, ce qui correspond à la maîtrise progressive d’éléments simples, et que l’on combine pour cheminer vers une complexité de plus en plus grande. On va du simple au complexe.
- Inconvénient : beaucoup d’essais et d’erreurs, et pas toujours dans les bonnes directions. On tâtonne.
- Mais en contrepartie on se familiarise avec les éléments de la résolution, on voit où on met les pieds, on acquiert des bases stables.
Un pianiste qui fait des gammes, puis des accords, puis des arpèges, puis des exercices de déliateur avant d’attaquer des œuvres simples, puis de plus en plus compliquées travaille en bottom-up. En top-down, il prendrait d’emblée la Fantaisie impromptue de Chopin, puis la décomposerait, par exemple mesure par mesure. Ca marchera aussi, mais cela serait-il la méthode la plus efficace ?
Le chat qui attrape une souris travaille aussi en bottom-up, en jouant avec la souris et en acquérant peu à peu les concepts qui le rendent plus efficace. Il n’a pas de théorie générale sur l’apprentissage des souris, qu’il décompose en éléments pour vérifier chacun un par un.
Peindre la Joconde par la méthode de Descartes sur un écran 1024×1024 : couper le tableau en 4, puis chaque quart en quatre, jusqu’à ce qu’on tombe sur un pixel. On ne peut pas trouver plus simple ni plus petit. Il n’y a donc plus qu’à choisir la couleur du pixel. « Diviser chacune des difficultés que j’examinerais, en autant de parcelles qu’il se pourrait, et qu’il serait requis pour les mieux résoudre », c’est fait. Est-on bien certain d’obtenir la Joconde par ce moyen ?
Cela suggère une approche où chaque méthode a son domaine d’usage optimal :
- Le top-down pour tout ce qu’on maîtrise à peu près dans les grandes lignes
- Le bottom-up pour explorer efficacement les terra incognita.
Voir aussi
Liens internes
- Programmeur
- Méthode scientifique
Liens externes
- [http://www.developpez.com/ Developpez.com] : Le club des développeurs (de nombreux forums, cours et tutoriels de programmation)
Catégorie:Développement logiciel
Catégorie:Métier dans le domaine de l'informatique
Catégorie:Gestion de projet
Licence de logicielUne licence est « un contrat par lequel le titulaire des droits d'un logiciel autorise un tiers à poser des gestes qui autrement les enfreindraient. »
Contrat ou droit d'auteur ?
La licence est un contrat : une licence est donc relative au droit réel (droit relatif aux biens, comme le droit de propriété) et non au droit d'auteur, qui est un droit personnel (droit attaché à la personne, comme le droit d'avoir un nom). Cette distinction est importante pour les pays qui reconnaissent le droit d'auteur, cas de la France notamment, et de peu d'effet pour les pays de droit anglo-saxon (USA, Royaume-Uni par exemple).
En conséquence, le terme "licence" en français et "license" en anglais n'ont pas nécessairement le même sens ni surtout les mêmes effets juridiques. Pour simplifier, cet article traitera les termes comme des synonymes en se basant largement sur le droit anglo-saxon.
Principe
Le détenteur d'un copyright (ou droit d'auteur, selon les législations) peut (et le fait souvent) requérir que les termes de la licence soient acceptés comme condition pour qu'une personne ou un être moral soit autorisé à utiliser un travail soumis au copyright. Cette pratique est fréquente pour les programmes d'ordinateurs.
Contrairement à d'autres biens, mais de manière similaire à d'autres créations de la sphère de la propriété intellectuelle (comme les livres, les films ou la musique), les programmes d'ordinateurs sont généralement soumis à une licence, et non pas acquis (celui qui achète un livre possède les atomes formant le livre, mais pas le texte). Cela signifie que le concessionnaire de licence a moins de droits que quelqu'un qui a acheté le travail créatif en question ; un éditeur qui achète le texte d'un livre peut librement le re-publier selon les conditions définies dans le contrat (cessation complète ou partielle de l'œuvre) , alors que celui qui n'achète que le livre, objet, ne le peut pas.
Contrat de licence utilisateur final
Le terme Contrat de licence utilisateur final (CLUF) est une traduction du terme anglais EULA, End User License Agreement.
Il s'agit d'un contrat liant une personne installant un logiciel affecté par ce type de licence sur un/son ordinateur et l'éditeur du logiciel. La plupart d'entre elles, que l'on dénomme aussi licences de logiciels propriétaires, limitent le nombre de machines sur lesquelles on peut installer le logiciel, le nombre d'utilisateurs qui peuvent utiliser le logiciel, et contiennent d'autres limitations qui ne sont pas inhérentes à la technologie.
Les produits logiciels ont un coût minimal de reproduction (coût marginal quasi-nul), alors que les couts initiaux de développement se chiffrent en mois, voire plus souvent en « années-hommes ». Il est donc important de vendre un nombre maximal de licence pour rentabiliser l'investissement. C'est ainsi que des sociétés (exemple Microsoft avec Windows avec sa suite bureautique Office, ou sociétés de jeux qui sortent le « jeu de l'année ») ont réussi à faire des bénéfices considérables. Il est donc stratégique pour de nombreux éditeurs de logiciels de distribuer leur produits avec une licence qui leur garantisse un volume maximal de ventes.
Ces enjeux entraînent un certain nombre de pratiques controversées :
- la manière qu'à un utilisateur d'agréer le contrat qui le lie à un éditeur du logiciel,
- le contenu du contrat lui même.
Méthode d'agrément du contrat
Deux mode d'agréments, très couramment utilisés, sont critiqués :
- il peut y avoir un encart sur l'emballage du logiciel précisant que lorsqu'on ôte le cellophane ou un sceau autocollant, on accepte de fait le contrat qui est dans la boîte (qui n'a donc pas été lu). Elles sont nommées shrink-wrap licences en anglais;
- pour les logiciels pré-installés ou ceux qui sont téléchargés à partir d'Internet, au moment de l'installation un écran informe de l'acceptation d'un texte écrit dans la fenêtre avant de pouvoir continuer. Certains logiciels d'installation refusent de continuer si l'on n'a pas fait défiler le texte jusqu'en bas (équivalent logiciel du « si vous n'avez pas tourné toutes les pages du contrat »). Elles sont nommées click-through licences en anglais.
La première méthode est juridiquement controversée : il peut exister des contrats oraux de vente, mais pas de licence. Il se pose aussi la question de la validité de la méthode d'agrément du contrat selon les pays. En Belgique, il est par exemple considéré qu'un contrat n'est valide que s'il est signé à l'encre. Le cas s'est par exemple posé pour les systèmes d'exploitation Windows de Microsoft. Si quelques revendeurs ont procédé à des remboursements de leur propre initiative, la société Microsoft n'a jamais accepté de reprendre un produit dont l'acheteur aurait refusé le contrat de licence. En France, la loi reconnaît, sous certaines conditions, la validité de la signature électronique, ce qui autorise de contracter par inscription sur un site Internet, par exemple.
Contrat lié à l'utilisation d'un logiciel
Les droits patrimoniaux accordant aux propriétaires d'une œuvre des droits d'exploitation exclusifs, ces droits ne sont limités que par l'accord des parties à l'accepter et à leur validité dans le droit national. Elles visent à protéger avant tout la propriété intellectuelle du détenteur. La plupart du temps cela correspond à interdire la rétro-ingénierie, à demander un paiement en échange de l'utilisation du logiciel et à interdire sa copie.
Protection face aux vices cachés
On retrouvera fréquemment une clause « as is » ; il est impossible de déterminer à la livraison si un logiciel n'est pas bogué c'est-à-dire défectueux. L'éditeur du logiciel décline donc couramment toute garantie en cas de fonctionnement défectueux et se réserve le droit de faire payer les corrections.
En droit français cette pratique est contradictoire avec la volonté des éditeurs de placer les produits logiciels dans le domaine des œuvres manufacturées (poursuite pénale pour le vol en cas de duplication). La législation prévoit en effet pendant une durée illimitée la responsabilité du fabricant en cas de vice caché ayant entraîné un préjudice.
Autres clauses
Enfin, on peut trouver, selon les contrats, d'autres clauses :
- des clauses spécifiant que les utilisateurs donnent le droit au propriétaire d'enregistrer des données les concernant ;
- des clauses limitant d'utilisation en fonction du pays (par exemple pour se conformer à la législation des États-Unis qui assimilait les logiciels de cryptographie à des armes de guerre) ou du lieu d'utilisation (centrale nucléaire pour certains logiciels grand public) ;
- des clauses sur les créations produites avec leurs logiciels : interdiction de créer des contenus avec le logiciel disant du mal de l'éditeur ou copyright automatique sur les œuvres créées avec leurs logiciels.
- des clauses sur la modification unilatérale du contrat sans remise en cause de l'agrément. AOL a perdu un procès pour l'avoir utilisée.
Licences libres
Les licences de logiciel libre, sont une forme particulière de licence, voir les articles.
Liste de licences
Licences de logiciels libres :
- GPL
- Licence BSD
- Licence Apache
Licences sur les « contenus » libres et/ou ouverts :
- GFDL
- Licence Art Libre
- Licence Creative Commons
- [http://www.openoffice.org/licenses/PDL.html Public Documentation Licence]
Voir aussi
Liens internes
- Logiciel libre
- Logiciel propriétaire
- Propriété intellectuelle
Liens externes
- [http://users.skynet.be/kulturo/copyleft/chapitre3.html#n4s Kulturo, une introduction philosophique au copyleft], avec un paragraphe intéressant sur la distinction entre droit d'auteur et copyright
- [http://www2.aful.org/sections/wikis/detaxe/PageAccueil Le Groupe Detaxe qui lutte contre la vente forcée sous CLUF et l'abusivité du procédé]
- [http://www.theregister.co.uk/content/4/24131.html Le gouvernement danois se rebelle contre les termes de la licence Microsoft]
- [http://www.opensource.org/licenses/index.php Les licences certifiées « Logiciel Libre »]
Catégorie:Licence informatique
Code source
Définition et usages du code source
Le code source est un ensemble d'instructions écrites dans un langage de programmation informatique de haut niveau, c'est à dire humainement compréhensible, permettant d'obtenir un programme pour un ordinateur.
Les systèmes d'exploitation ne peuvent pas directement exploiter le code source ; ils ne peuvent que lancer des exécutables. Le code source doit donc être :
- Transformé en code comprehensible par la machine , la compilation ;
- Ou être exécuté tel quel par un interpréteur.
Hormis dans le cas des logiciels Open Source, le code source d'un programme n'est généralement pas public.
Analogie de la recette culinaire
L'analogie du code source et de la recette culinaire est souvent employée dans une volonté de vulgarisation. La recette est une liste organisée d'ingrédients en quantités et fonctions définies, dont le but est d'obtenir un résultat visé par le cuisinier, selon une technique déterminée..
Ainsi le code source peut être apparenté à une recette culinaire.
Par exemple, si on mange un plat, il est fort probable que l'on puisse deviner les éléments principaux de sa composition et imaginer dans les grandes lignes comment le faire. Néanmoins, pour un plat très raffiné et subtil (comme l'est un programme) on ne pourra pas savoir comment le chef a procédé. Il faut la recette détaillée (pour un programme la recette peut compter plusieurs millions de lignes de code !) pour pouvoir reproduire le plat... ou bien on est obligé d'acheter les plats préparés.
Catégorie:Programmation informatique
ja:ソースコード
ms:Kod sumber
Debian
Debian est un système d'exploitation libre pour les ordinateurs.
Présentation
ordinateurs
Debian est principalement une distribution GNU/Linux non commerciale, lancée en 1993 par Ian Murdock avec le soutien de la Fondation pour le logiciel libre. (Debian se prononce « Débiane » - ce nom trouve son origine dans la contraction de deux prénoms : Debra et Ian, le créateur du projet et sa femme).
Debian GNU/Linux est disponible pour onze architectures : m68k, SPARC, Alpha, PowerPC, x86, IA-64, PA-RISC, MIPS (big et little-endian), ARM et S/390. L'architecture AMD64 est aussi supportée, mais ne fait pas partie de la distribution officielle par manque de temps pour l'intégrer.
La distribution contient environ 15000 paquets logiciels élaborés et maintenus par un millier de développeurs. Debian est réputée pour sa fiabilité et son gestionnaire de paquets original (APT), au format de fichier .deb, permettant les mises à jour et garantissant un système homogène.
Debian est un terme générique qui dans le langage commun est souvent rattaché au projet GNU/Linux, mais dont la philosophie va plus loin que le simple projet linux seul : linux est un support à Debian, non une finalité. Debian supporte ainsi d'autres projets, notamment le Hurd, "cœur" du système d'exploitation GNU.
Des projets de portage vers d'autres noyaux sont en cours : Debian GNU/Hurd et Debian GNU/kFreeBSD pour les plateformes x86 ainsi que Debian GNU/NetBSD pour les plateformes x86 et Alpha.
Organisation du projet
Le projet Debian s'organise autour de trois piliers :
#un [http://www.debian.org/social_contract contrat social] (DFSG ou Debian Free Software Guidelines) passé avec la communauté du libre. Ce contrat définit de grands principes auxquels adhèrent les développeurs.
#les [http://www.debian.org/social_contract#guidelines principes du logiciel libre selon Debian] définissant précisément le sens du mot « libre » pour les développeurs de Debian.
#une [http://www.debian.org/devel/constitution constitution] décrivant le fonctionnement interne du projet, les méthodes de prises de décisions et les rôles des différents acteurs : le leader du projet, le secrétaire, les développeurs, etc. La démocratie Internet utilise une méthode de vote par pondération par classement : la méthode Schulze (une méthode Condorcet).
Juridiquement, Debian est le projet d'une association à but non lucratif nommée SPI : Software in the Public Interest.
Versions de Debian GNU/Linux
méthode Condorcet
Debian est toujours disponible en 3 versions (trois branches) qui sont :
- stable : version figée où les seules mises à jour sont des correctifs de sécurité ;
- testing : future stable où seuls les paquets suffisamment matures peuvent rentrer ;
- unstable : version active, constamment nourrie de nouveaux paquets ou de mises à jour de paquets déjà existants (surnommée Sid).
De plus, il existe un dépôt de paquets nommé experimental ; il contient des paquets expérimentaux de logiciels dont l'utilisation pourrait dégrader le système.
Sections de paquets logiciels
Pour chaque branche, trois sections sont disponibles :
- la section main est la section principale de debian. Elle contient la plupart des paquets.
- la section non-free regroupe tous les paquets qui ne respectent pas les DFSG. Ils ne font plus partie officiellement de la distribution et ne sont pas maintenus par les développeurs Debian. Le paquet vrms indique s'il y a des paquets non-free sur le système.
- la section contrib est destinée aux paquets qui respectent les DFSG, mais qui dépendent d'un paquet de la section non-free.
Historique des versions
Les différentes versions de la distribution empruntent leurs noms aux personnages du film d'animation Toy Story des studios Pixar :
! Nom
! Version
! Date
! Personnage de Toy Story
|-----
| || 0.01 à 0.91 || août 1993 à janvier 1994 ||
|-----
| || 0.93R5 || mars 1995 ||
|-----
| || 0.93R6 || novembre 1995 ||
|-----
| Buzz || 1.1 || juin 1996 || Le ranger de l'espace
|-----
| Rex || 1.2 || décembre 1996 || Le tyrannosaure
|-----
| Bo || 1.3 || juillet 1997 || La bergère
|-----
| [http://www.debian.org/releases/hamm/ Hamm] || 2.0 || juillet 1998 || Le cochon-tirelire
|-----
| [http://www.debian.org/releases/slink/ Slink] || 2.1 || 9 mars 1999 || Le chien à ressort
|-----
| [http://www.debian.org/releases/potato/ Potato] || 2.2 || 15 août 2000 || Monsieur Patate
|-----
| [http://www.debian.org/releases/woody/ Woody] || 3.0 || 19 juillet 2002 || Le cow-boy
|-----
| [http://www.debian.org/releases/sarge/ Sarge] || 3.1 || 6 juin 2005 || Le chef des soldats
|-----
| [http://www.debian.org/releases/etch/ Etch] || - || (prévue pour décembre 2006) || L'écran magique
|-----
| [http://www.debian.org/releases/sid/ Sid] || colspan="2" | Toujours instable || L'enfant qui casse les jouets Sid signifierait aussi Still In Developpement
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Open SourceCatégorie:Logiciel libre
Définition
Le terme Open Source définit une licence de logiciel obéissant à une définition très précise établie par l'Open Source Initiative, et dont voici les principaux critères nécessaires :
- Libre redistribution ;
- Code source disponible ;
- Travaux dérivés possibles.
Le fait de disposer des sources d'un logiciel ne suffit pas à dire qu'il est Open SourceTM. Dans tous les cas, on se référera à la licence d'utilisation du logiciel.
Histoire
L'utilisation du terme Open Source a été suggérée par Christine Peterson du Foresight Institute
afin de lever l'ambiguïté du mot anglais "free software" qui signifie libre au sens de « liberté »
mais également « libre accès, gratuité », et rappeler ainsi aux utilisateurs qu'un logiciel a un coût.
Il s'agissait également de tenter d'être davantage Business friendly, le terme free (gratuit) de free software
étant certain d'inquiéter les entreprises. Cette ambiguité n'a fait qu'en rajouter une autre,
et ce terme fut à son tour utilisé à mauvais escient, où il pouvait qualifier des logiciels respectant uniquement le second critère (Code source disponible). Eric Steven Raymond a tout d'abord
essayé de le déposer. Sa tentative ayant échoué, il créa, avec Bruce Perens, l'Open Source Initiative
qui délivre désormais le label OSI approved aux licences qui satisfont aux critères définis dans L'Open Source Definition, une adaptation des Free Software Guidelines du projet Debian.
Le francais étant là encore plus précis que l'anglais, il n'y a aucune confusion possible entre logiciel libre et logiciel gratuit. Le terme de logiciel libre est donc une bonne traduction d'Open Source, il n'y a donc pas lieu d'utiliser un nouveau mot pour faire une distinction qui existe déjà, ce sont donc principalement les partisans du franglais qui utilisent le terme dOpen Source.
On rétorque que ces termes correspondent à deux définitions, l'une établie par l'OSI et l'autre Free Software Foundation. Il y en a en réalité une troisième établie par le projet Debian. Surtout, les critères de l'OSI sont en réalité plus stricts que beaucoup ne l'imaginent, et en pratique, la quasi-totalité des logiciels Free Software sont des logiciels Open Source et réciproquement. On a pu un temps citer un contre-exemple célèbre avec le projet Darwin d'Apple qui était Open Source selon l'OSI, mais pas Free Software au sens de la FSF. Depuis la version 2.0 de l'APSL, la licence sous laquelle il est distribuée, ce n'est plus le cas, et en 2005, un partisan typique du logiciel libre serait bien en mal de citer un projet important qui soit Open Source mais pas Free Software ou réciproquement.
Les termes Free Software et Open Source sont en réalité deux approches d'un même phénomène. D'un côté, on tient à mettre en avant des aspects philosophique et politique, de l'autre on met plus l'accent sur les aspects du logiciel libre relevant uniquement des domaines techniques, industriels et commerciaux.
D'un point de vue économique, la marque Open Source contribuait à la création d'une nouvelle forme de marché et d'économie. Cette nouvelle économie. Il s'agissait de fournir une approche plus pragmatique des avantages du logiciel libre, en mettant de côté les connotations politique et philosophique, afin de n'en conserver que les avantages sur le plan de l'ingénierie.
L'histoire et les polémiques soulevées se trouvent dans l'article Open Source Initiative.
Voir aussi
Lien interne
- Logiciel libre
Liens externes
- [http://www.opensource.org/ Open Source Initiative] (OSI)
- [http://fguely.club.fr/logiciel_libre/definition.html Logiciels libres : définition et historique]
- [http://www.linux-france.org/article/these/osd/fr-osd.html Définition de l'Open Source] par Bruce Perens
- [http://www.gnu.org/philosophy/free-software-for-freedom.fr.html Pourquoi «Free Software» est-il meilleur que «Open Source»] par Richard Stallman
ko:오픈 소스 ja:オープンソース simple:Open source th:โอเพนซอร์ส zh-cn:开放源代码
Darwin
- Charles Darwin, biologiste ;
- les Darwin awards, prix sarcastiques pour des décès attribués à la stupidité ;
- Erasme Darwin, grand-père de Charles;
- Darwin, une ville d'Australie ;
- le projet spatial Darwin de l'Agence spatiale européenne ;
- Darwin, un noyau de système d'exploitation.
- Le Cauchemar de Darwin, film documentaire sur la globalisation et ses conséquences.
- Darwin College, un des collèges de l'Université de Cambridge au Royaume-Uni
- Mont Darwin, le plus haut sommet de la Terre de Feu.
ja:ダーウィン
ko:다윈
Années 1980zh-min-nan:1980 nî-tāi ko:1980년대 ja:1980年代 simple:1980s
Catégorie:Décennie
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